Un petit clin d’oeil à nos ancêtres qui découvrirent à la fin du 19ème siècle les plaisirs de la bicyclette.
Un nouveau mode de locomotion, mais aussi un sport et un loisir, qui n’était pas à portée de toutes les bourses car le matériel était coûteux à l’achat : pour la période 1890-1895 le prix d’un vélo représentait environ 625 heures de travail pour un ouvrier. Le parc en France était estimé à 50 000 vélos en 1890 et 300 000 vélos en 1895. Bref, il devait y en avoir bien peu dans le Nivernais et le Morvan…
A ses débuts le vélo eut ses partisans et ses détracteurs. Ces derniers, tant particuliers que municipalités, avaient une grande hostilité contre ces nouvelles machines infernales chevauchées par des vélocipédards et autres pédalars.
Encore faut-il apprendre à maîtriser le matériel… C’est ce que conseille une publicité du Vélodrome de Nevers, parue dans le Journal de la Nièvre du 8 mai 1894, qui propose des leçons séparées pour les dames et les messieurs afin de leur apprendre à monter à bicyclette.
Des associations cyclistes virent le jour dans plusieurs communes nivernaises avec l’appui des mairies qui encourageaient les activités physiques qui éloignaient les jeunes gens des cafés. C’est ainsi qu’en juillet 1895 se créa à Lormes La Pédale morvandelle, dont une photo nous a laissé le visage de ses premiers adhérents.
Petits rappels : à cette époque la roue libre n’existait pas, ni le dérailleur, un vélo pesait 30 kilos et l’état des routes (ou plutôt des chemins) n’était guère adapté à la bicyclette.
Peut-être avez-vous dans vos photos anciennes des exemples de vos ancêtres sur ces drôles de machines ? Si oui n’hésitez pas à les partager.
Michel TAUPIN
Sources : Wikipedia + Annales des Pays Nivernais, n° 139 (2010), publication de la Camosine, consacrée aux débuts du cyclisme dans la Nièvre
