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Transcription (avec ajout ponctuation)
Souvenirs de mes si dévoués parents,
de mon pauvre père et de ma pauvre mère Picault Weber
du village des Grains, commune de Château-Chinon-Campagne.
Avant que je sois éteint je veux écrire ces lignes où sont rédigées les
dévouées bontés de mes pauvres regrettés parents. Lorsque ma pauvre mère
Picault Weber a reçu l’ordre d’aller me chercher pour m’emporter
à son habitation, tellement chétif, hésitant un instant l’appréhension
de quelques jours et que j’aurais été dans le sommeil de l’éternité,
si elle m’a pris à sa charge c’est plustôt d’un cœur généreux,
ces pitieuses ? compatissantes bontés qui l’on conseillées. J’avais 1 an 1 mois et
21 jours, j’ai entendu mentionner que l’on ne m’aurait pas donner
plus de six mois au maximum, jusqu’à l’âge tout proche de mes huits
ans subissant plusieurs maladies dont deux dangereusement graves, une
surtout à l’extrême, aucun espoir, ma chemise ayant été prise deux fois
pour m’ensevelir. Les bons soins d’une si modèle dévouée mère m’ont
revainqué ? toutes les fois que j’ai été malade, c’est qu’elle m’a
divinement bien soigné d’autant plus spécialement connaisseuse
de savoir à pouvoir soigner. Cette place chez de tels
parents m’a été providentiellement privilégier. Que de peines dépensées
par ma pauvre mère pour me faire subsister à l’existence,
à mon égard grandement plus que leur devoir les considérations a-
doptives comme leur propre fils. Chaque année recevant un
ballot de l’assistance de la Seine contenant l’habillement de deux
blouses bleues en coton, endossées ça ne tenait pas correctement, ça
s’en manquait. Ma pauvre mère me les transformaient dans une
espèce de paletot sur mesure, les pantalons, les petits gilets …